Textes et Fleurs

Conte à 12 mains

Ce jeu d’écriture collaboratif a été proposé dans le cadre d’une exposition sur les contes et légendes à Charnay les Mâcon en Saône et Loire.

 

Nous étions un groupe de six ; nous avions chacun une feuille avec des lignes vierges numérotées comme ci-dessous ; il fallait que le groupe décide ensemble du contenu de la ligne 1 et de la ligne 2 qui sont le début et la fin du texte.

 

Ensuite chacun invente la phrase 3 qui se situe au milieu de la feuille, puis on passe la feuille à son voisin de droite et on récupère la feuille de son voisin de gauche. Il faut ensuite écrire 2 phrases : la 4 et la 5 qui se situent chacune au ¼ et aux 3/4 de la feuille, puis on passe sa feuille à son voisin de droite et on récupère celle de gauche, et on invente les phrases 6, 7, 8, et 9. Quand on invente ses phrases, il faut peu à peu commencer à chercher de la cohérence avec les phrases déjà écrites. Nouveau tour, on change de feuille , cela devient plus dur, on invente les 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, et 17, la question de cohérence se pose de plus en plus. Puis arrive le dernier tour, on a une page avec une phrase écrite sur 2, il faut remplir tous les trous, donc les phrases 18 à 33 en s’efforçant bien sûr que tout cela se tienne !!

 

Tout cela nous a pris environ 2h30 !!!

 

Ensuite grande partie de rigolade garantie quand on lit à haute voix les 6 textes !!!

 

Le texte ci-dessous est celui où je suis intervenue en dernier, donc où j’ai écrit toutes les phrases surlignées en violet.

 

1 En ce matin d’hiver où sévit la froidure, un soleil timide glisse sur le lac de St Point.

 

18 Je suis seul,  j’entends des chants d’oiseaux qui célèbrent le lever du jour.

 

10 La brume lentement s’élève, vapeur glacée , m’enveloppant jusqu’à l’âme.

 

19 Peu à peu la surface de l’eau apparaît, uniforme, sans la moindre ride ou le plus léger frémissement, quand soudain je m’aperçois qu’

 

6 Un souffle continu, intense, vient du fond du lac sinistre.

 

20 Le souffle s’amplifie pendant un temps qui me semble infini, puis s’atténue et dispararaît sous les chants joyeux des oiseaux.

 

11 Drôle d’enfer que cet univers liquide et ouaté !

 

21 Me dis-je ; je me relève et m’éloigne du bord du lac où le froid est trop pénétrant.

 

4 Un silence obscur règne en maître, je fais encore quelques pas,

 

22 Me retourne pour admirer une dernière fois ce paysage quasi-intemporel

 

12 Quand soudain sort de l’onde noire, dans un vacarme terrible, un être effrayant,

 

23 Un être dégoulinant de vase, d’algues visqueuses ; il semble avoir plusieurs têtes et une infinité de bras ou de tentacules.

 

7 Il est accompagné d’embruns humides et glacés.

 

24 Je ne vois pas s’il a des yeux, s’il peut me voir ou sentir ma présence.

 

13 Il ne ressemble à rien de connu, c’est une sorte de géant venu d’un autre monde.

 

25 Je suis terrorisé, j’ai l’impresssion que mon esprit vacille, se dédouble. Je vis soudain que

 

3 Coincé entre une écharpe et un bonnet, un nez rosé émergeait, accompagné d’un claquement de dents.

 

26 C’étaient mon écharpe et mon bonnet, ce visage me ressemblait !

 

14 C’était moi épouvanté, tandis que « l’autre »rugissait violemment en crachant un squelette d’homme !!!

 

27 Je n’y comprenais plus rien, je m’étais donc dédoublé ? A qui appartenait ce squelette ? Quand soudain

 

8 Il surgit de la bouche aux dents acérées de ce monstre effrayant

 

28 Un deuxième squelette qui semblait presque vivant.

 

15 Le squelette était debout, fantôme osseux brinquebalant.

 

29 Mais voilà qu’il se met à rire et à claquer des dents !

 

5 Soudain le claquement de dents est interrompu par un bruit étrange

 

30 Qui se transforme peu à peu en rire démoniaque.

 

16 Je perdis conscience ou plutôt en abordai une autre au travers d’un songe. Je n’avais plus peur, le monstre ici était chez lui.

 

31 Quand je me réveillai, le soleil avait traversé le ciel, tout était redevenu calme. Le monstre,

 

9 Dormait-il, pourtant, au fond de ce lac qui semblait calme et paisible ?

 

32 Les oiseaux chantaient toujours, il voletaient étrangement au centre du lac.

 

17 Certes il y avait eu ces squelettes qui posaient question, rapport du monstre à la mort ?

 

33 Je suis là, vivante, à priori saine d’esprit, mais pourquoi mon écharpe et mon bonnet sont-ils tachés de vase et de boue ?

 

2 Avec les derniers rayons du soleil, le mystère disparaît dans les profondeurs du lac.




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